Débuter en tant que Traducteur Professionnel

Débuter dans la traduction professionnelle peut être difficile à appréhender. Entre les formalités administratives, trouver vos clients, ou organiser votre temps de travail, vous devrez être sur tous les fronts. Si vous en êtes à vos débuts de traducteur pro, cet article est écrit pour vous aider. 😉

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

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Traduire est un métier qui exige en particulier de la rigueur, de la curiosité, et beaucoup d’organisation. C’est bien sûr plus visible lorsque vous exercez en tant que freelance, mais reste tout à fait valable si vous travaillez en agence. Et surtout, comprendre que le bilinguisme ne suffit pas à exercer en tant que traducteur pro est le premier pas à faire pour débuter. La profession est plus riche et complexe, et nécessite de s’imprégner de la culture et des singularités linguistiques de chaque langue. Un bon traducteur est un professionnel dont le travail ne sera jamais perçu par le lecteur final, parce qu’il est écrit dans le langage du lecteur (au sens le plus complet du terme). Alors si vous gardez à l’esprit que la langue est un des principaux vecteurs d’une culture, vous envisagez d’ores et déjà vos traductions de la meilleure façon.

Réussir à vivre de son activité de traduction demande des efforts continus, et une rigueur à toute épreuve. En effet, en matière de traduction, chaque détail de texte a son importance, et chaque mot choisi par le traducteur se doit de transmettre le même message d’origine. Nous avons d’ailleurs déjà abordé sur ce blogue ce qu’il peut advenir de traductions malencontreuses.

Au fur et à mesure que vous progresserez en tant que traducteur ou interprète, de nouvelles possibilités s’offriront à vous. Vous pourrez par exemple vous spécialiser davantage dans un domaine plus précis, ou bien vous faire enregistrer auprès d’une juridiction (p. ex. « traducteur près la cour d’appel), ou même d’un centre hospitalier qui pourrait nécessiter des services de traduction ou d’interprétation pour traiter les demandes de patients étrangers.

Aussi, la vie même du traducteur professionnel freelance le contraindra parfois à faire des choix difficiles, tout en devant maintenir des standards de qualité exigeants. Gérer vos projets de traduction, continuer sa prospection, ou gérer le côté administratif de son autoentreprise demanderont une organisation parfaite.

Faire vos premiers pas de traducteur pro

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Construire une légitimité professionnelle

Lorsque vous lancez votre activité de traducteur, l’un de vos premiers problèmes est de légitimer votre expertise de linguiste alors que vous n’avez aucun projet pour le prouver. À l’image des webdesigners qui se vendent a priori sur leur portfolio de réalisations, les projets que vous traiterez seront votre vitrine future.
Pour cette raison et parce qu’il est bienvenu (et bien vu !) d’apporter son aide à ces structures, proposer de faire quelques traductions bénévolement pour des associations est une excellente idée. En parallèle de vos missions, un projet bénévole pourra, à vos débuts, être un moyen parmi d’autres de construire les fondations de votre crédibilité professionnelle.

Trouver le juste prix

Sujet délicat à traiter tant il dépend de facteurs différents. Les bonnes pratiques que l’on observe dans le secteur particulier de la traduction professionnelle sont les suivantes :

  • Se renseigner sur les prix pratiqués : il peut être tentant de définir un prix en deçà de ceux du marché pour débuter. Si ce n’est pas toujours une mauvaise idée, il est préférable de rationaliser un maximum votre définition d’un prix. Cette composante importante de votre futur revenu ne peut être décidée sur de simples considérations, mais sur la base d’éléments mesurables et concrets comme votre capacité de traitement journalière.
    Par ailleurs, la SFT publie régulièrement des rapports sur les conditions d’exercice et tarifs pratiqués par les traducteurs indépendants [le dernier en date est disponible ici].
  • Définir votre capacité de traitement journalière : si vous décidez de tarifer au mot comme une majorité de traducteurs, connaître le volume de mots que vous êtes capables de traduire en une journée avant d’accepter une mission vous permettra de gagner en efficience et professionnalisme auprès de vos clients.
    En effet, cette donnée clarifiée pour vous et pour votre clientèle, vos devis et temps de traitement seront , favorisant au passage l’aménagement du temps qu’il vous faut pour fournir une traduction de qualité.
  • Vous cantonner à votre domaine de spécialité : nous observons trop souvent de jeunes diplômés qui se déclarent spécialistes dans un nombre surréaliste de sujets lorsqu’ils prospectent de nouveaux clients.

Se vendre et se faire connaître

C’est le nerf de la guerre pour toute entreprise, et a fortiori pour un freelance. Voici une courte liste d’éléments à surveiller pour alimenter votre activité ;

  • Avoir soigné sa présence sur les réseaux professionnels : outre LinkedIn, qui sera bien évidemment l’un des réseaux les plus consultés par vos prospects et partenaires, il existe quelques réseaux spécifiques aux traducteurs. Ces réseaux sont à la fois un moyen de densifier votre présence web, et de trouver de nouvelles opportunités d’affaires. Les deux principaux sont ProZ & TranslatorsCafé
  • Idéalement, avoir son propre site internet : en ayant votre propre site, vous contrôlez complètement un espace d’expression dont vous définissez les contours, et le contenu. Votre site pourra tout aussi bien être composé d’une seule page présentant votre parcours, ou être plus complet dans l’objectif d’obtenir de nouvelles demandes de traduction.
  • Être inscrit, et actif sur des plateformes freelances : il serait dommage de se priver de l’un des moyens les plus simples de rencontrer votre clientèle. Les « places de marché » comme upwork, eazylang, freelancer et similaires sont des outils parfaits pour maintenir un flux de projets un peu plus constant sur le mois.

Les réflexes du bon traducteur freelance

En tant que traducteur professionnel, votre intérêt à rencontrer d’autres traducteurs est au moins triple. Tout d’abord, c’est un excellent moyen de rester au courant des dernières évolutions du secteur, et d’apprendre les uns des autres au sujet de ce beau métier. Ensuite, cela peut devenir un besoin pour pouvoir vous faire relire par un confrère dans le cadre de vos projets de traduction. Enfin, cela peut tout simplement augmenter les chances pour vous d’avoir des opportunités de missions grâce à votre réseau.

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L’exercice de la traduction exigera de vous d’entretenir votre curiosité pour votre domaine de spécialité, et la culture de chacune des langues que vous travaillerez. Et ce, tout en maintenant une organisation solide pour prendre en charge tous les autres aspects de votre activité (marketing, networking, tâches administratives…). Votre productivité étant alors directement et intimement liée à votre revenu, plus vous serez efficace dans votre capacité à prioriser et mener à bien vos tâches, plus vous améliorerez votre revenu. En somme, aspirez à une discipline de fer, une curiosité dévorante, et une organisation aussi souple que vos capacités le permettent.

Une fois que vous aurez pris plus d’expérience, n’hésitez pas à venir essayer la plateforme Eazylang !

 

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